Logement - Déplacements

Les conditions de logement en Nouvelle-Calédonie en 2019

La croissance du parc immobilier freinée par le déficit migratoire   

Le parc immobilier de la Nouvelle-Calédonie en 2019 compte 109 000 logements dont 90 800 résidences principales. Directement impacté par le ralentissement de la croissance démographique, le parc des résidences principales a augmenté deux fois moins rapidement entre 2014 et 2019 qu’entre 2009 et 2014. Le nombre de logements vacants a presque doublé en cinq ans et une habitation sur dix est désormais libre. Sous l’effet de la décohabitation, le parc continue de s’accroître nettement plus vite que la population. Trois ménages calédoniens sur cinq sont propriétaires. Hors tribu, l’accession à la propriété est beaucoup moins fréquente au sein des ménages Kanak que dans les autres communautés. Fait sans précédent, le parc locatif occupé du secteur libre a légèrement reculé. A l’inverse, le parc locatif social a augmenté de 20 % en seulement cinq ans. Un ménage sur cinq dans le Grand Nouméa habite dans un logement social. Symptomatique de l’urbanisation du Caillou, plus d’un tiers des ménages vit en appartement en 2019 contre moins d’un quart en 1989. La sur-occupation des logements s’atténue mais la sous-occupation s’amplifie. Le confort s’améliore mais un ménage sur dix n’a pas accès aux commodités de base. La lente résorption des squats de l’agglomération urbaine se poursuit.